Disponible nuevo PODCAST de "Grandes ciclos": Szymanowski – Años veinte

Ya está disponible el PODCAST del día 10 de abril y su descarga:

Conocimos algunas obras de la década de los años veinte, el momento en el que Szymanowski alcanzó la fama internacional. Escuchamos las 20 Rimas infantiles op. 49, la Canción de cuna op. 52, el Stabat mater op. 53 y las 7 Canciones op. 54. Completamos el programa con un fragmento de Petrushka de Stravinsky, una de las obras del autor ruso que más impresionó a nuestro protagonista.

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Musiques des temps mécaniques

Avec ce nouveau disque consacré aux musiques de la première moitié du XXe siècle, le jeune chef d’orchestre autrichien Sascha Goetzel inscrit aux sommets son orchestre stambouliote. Créé en 1999 avec les fonds de la holding turque Borusan, l’orchestre s’est rapidement imposé comme la référence en Turquie. Sous contrat avec le label anglais Onyx, la formation, avait déjà séduit par un premier album centré sur l’imaginaire oriental des compositeurs Respighi, Hindemith et Schmitt, le chef et ses musiciens montent encore d’un cran avec cet album.
Le programme confronte des tubes de la musique du XXe siècle : la suite du Mandarin Merveilleux de Bartók, la Suite Scythe de Prokofiev et la Valse de Ravel aux raretés que sont la suite du ballet Oglala de Schulhoff  et de The Perfect Fool de Holst. Créé en 1925, à Dessau,  Oglala de Schulhoff synthétise tous les aspects du parcours de ce musicien au destin tragique. Le Jazz, les expérimentations radicales de Schoenberg et la radicalité d’un Stravinsky fusionnent dans une transe orchestrale brute et acérée. L’orchestration est un voyage au pays des sons et témoigne d’une innovation basée sur une solide connaissance des pupitres : les vents ou les percussions ponctuent et scandent le discours de ce ballet à la fois mystérieux dans la beauté éruptive de ses climax  et ensorcelant dans ses passages plus songeurs. Extraites de l’opéra The Perfect Fool de Holst, les trois danses montrent encore le tact orchestral du compositeur des Planètes.
Tout au long de ce programme, Sascha Goetzel fait le parti-pris de la radicalité et du modernisme. Il taille la masse orchestrale à la machine industrielle, créant un son mat et impactant, qui fait jaillir des arrêtes saillantes et des couleurs rougeoyantes  sorties des laminoirs instrumentaux. Mais viennois de culture, il sait aussi ménager des plages plus rêveuses et capiteuses comme dans une Valse de Ravel menée de main de maître par son sens du déhanchement et du tragique.  Quant à l’orchestre d’Istanbul, il est un modèle autant dans ses tuttis et dans ses dynamiques que dans ses individualités.
Un disque techniquement, musicalement et éditorialement exemplaire.

Disponible nuevo PODCAST de "El rincón de los niños": Las aves

Ya está disponible el PODCAST del día 1 de abril y su descarga:

Los pájaros inundan el programa de hoy con el libro-cd “Las aves: introducción a la música de concierto” de la editorial Océano Travesía que hace un recorrido por la Historia de la Música con páginas de Vivaldi, Stravinsky, Messiaen o Tchaikovsky. Además la escritora Norma Sturniolo nos narra la historia de la Cenicienta a través de la ópera de Rossini y escuchamos la Cancion de los cerrojillos desde Japón con el libro Un mundo de cuentos en la voz de Carolina Alba.

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Gergiev l’élégance, depardieu la suffisance

Quelle affiche! Après Paris, Turin, Dortmund, Lyon, Toulouse,  se pose, le temps d’un concert, (parce que lendemain, il dirige Eugen Onegine à Saint-Petersbourg !) à Genève emmenant dans ses valises pas moins que le Chœur, l’Orchestre et quelques solistes du Mariinski. Petits plats dans les grands, pour ce concert exceptionnel, le Tout Genève s’est donné rendez-vous. Mais le Tout Genève ne remplit pas (plus ?) le Grand Théâtre. A près de deux cents euros la place, nombre de Genevois ont renoncé à cette soirée. C’est devant un parterre aux trois-quarts plein que l’orchestre fait son entrée.
Il est en place depuis de longues minutes déjà lorsque Valery Gergiev apparaît. Une très brève poignée de main à son premier violon, un tout aussi bref salut aux spectateurs et le maître s’installe à son pupitre de direction étonnamment plus élevé que lors de ses précédents concerts. Debout, le corps complètement immobile, avec à peine un léger geste de la main droite, il emmène violoncelles et contrebasses dans les premières mesures pianissimo de L’Oiseau de Feu. Immédiatement, la magie Gergiev opère. On se sent à l’abandon total. Dans la musique. Dans « sa » musique. Déjà, les notes racontent. Moins le livret du ballet de Stravinsky que l’oiseau. Avec une qualité de sons, une palette de nuances incroyables, L’Oiseau de Feu prend corps sous l’élégance de la direction engagée de Gergiev. L’oiseau est là, vivant, s’envolant devant nos yeux avec de grandes plumes vertes et bleues, sa crête dorée, ses yeux vifs et noirs, son bec rouge-sang. Tantôt virevoltant habilement entre les arbres avec cette flûte. Tantôt se posant avec grâce sur une branche avec ces violons dosés entre le moelleux des sourdines et le plein d’une partie d’entre eux jouant à nu. Puis, il nargue le spectateur en l’appelant des bois ou des cuivres. Quand soudain, il réapparaît majestueux dans l’ouverture d’une clairière.
Valery Gergiev et le Mariinski nous transportent dans un monde enchanté. Sur le fond de scène, écran immaculé et immense, on voit le rêve musical de ces magnifiques interprètes. Comme des volutes, comme des lacs immobiles à peine dérangés par un vol lointain d’oiseaux, Stravinski se transforme, se mue en une ode lyrique d’où émergent les spectres musicaux de Mozart, de Wagner. Etrange impression.
Depuis son enregistrement de 1998, l’eau a coulé sous les ponts de la Neva et, si le chef russe reste une figure de proue de la direction d’orchestre, l’alors orchestre du Kirov n’a pas seulement changé de nom. Il est arrivé à un stade de perfection orchestrale exceptionnelle. A l’image du pianissimo final. Il est si ténu qu’on tend l’oreille pour le goûter. Si impalpable qu’on regarde de tous ses yeux pour se convaincre que tous les violons, tous les altos, tous les violoncelles jouent réellement. Quelle qualité de son, quelle extraordinaire maîtrise, quelle discipline, quel orchestre !
Dès lors, comment recevoir l’austérité musicale de l’oratorio Oedipus Rex ? Le contraste reste effectivement grand. D’autant plus que l’entrée des solistes installe un malaise avec l’arrivée de , le récitant. Marchant lourdement, titubant presque, il salue la salle d’un geste de déplaisante suffisance, le bras tournoyant au- dessus de sa tête. Lorsqu’il introduit le drame d’Œdipe, la voix empâtée, la prononciation douteuse, le mot incertain, il est visiblement pris de boisson. Un sentiment de malaise qui capte l’attention sur le personnage plus encore que sur les efforts de Gergiev dans son métier de musicien. Affalé sur son siège, ses silences prolongés lorsqu’il doit reprendre le discours du récitant serrent le cœur de qui a pu admirer le Depardieu de Cyrano de Bergerac, du Dernier Métro. On guette, on craint le couac, la chute. On tente alors de focaliser l’attention sur la musique mais le cœur n’y est pas.
D’autant plus que Valery Gergiev semble moins inspiré que dans L’Oiseau de Feu. Même s’il offre quelques beaux instants de musique, ils ne sont que fugitifs. Pourtant, sur le devant de la scène, les solistes ne ménagent ni leur talent, ni la puissance de leurs voix. Dans cette distribution homogène, la conviction du discours est de mise. A ce jeu, chacun s’efforce à rendre le latin compréhensible à tous. Imposante, alliant le geste à la parole, d’une voix magnifiquement timbrée, la mezzo-soprano Ekaterina Semenchuk (Jocaste) s’emploie à imposer son discours de vérité aux hommes qui l’entourent. Dans le rôle-titre, le ténor  (Œdipe) fait preuve d’une grande assurance quand bien même la légère acidité de ses aigus mériterait d’être mieux contrôlée. Un problème qu’on ne relève pas avec le jeune Stanislas Leontiev (Le Berger) dont le grain de voix possède un charme certain. Comme ses collègues, admirablement préparé, le baryton  (Créon/Le Messager) fait aussi preuve d’une impeccable ligne de chant. Il « parle » son latin avec une désarmante aisance. Après des premiers accents retenus, voir hésitants, la basse  (Tiresias) s’envole dans un discours vocal impressionnant, à l’évidence appris par cœur, ce qui ajoute à l’authenticité de ses mots.
Le Chœur du Mariinski joue aussi dans l’excellence. Malheureusement, placé sur une estrade probablement trop basse, ses voix ne passent que difficilement au-dessus de l’orchestre en dépit des efforts de Valery Gergiev de calmer ses troupes orchestrales.
Au moment du salut, le pathétisme et la grossièreté de Gérard Depardieu atteignent un sommet de mauvais goût, alors qu’il tente d’embrasser la mezzo  sur la bouche au moment où elle passe devant lui pour sortir de scène. Les regards faussement amusés des autres artistes devant cette inconvenante facétie ne sauveront pas l’acteur français de la gêne que suscite sa pitoyable attitude. Mais, Depardieu n’en a cure puisqu’il sort de scène comme il y était entré : avec le dédain du public.
SOURCE: Resmusica